Les étudiants et enseignants à la recherche de nouvelles solutions pour économiser sur le prix des manuels

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE 

Ottawa, 9 septembre 2013 — Les étudiants rentrent en classe, mais pour plusieurs, les coûts sont une préoccupation importante qui pèse sur ce début d’année. Les frais de scolarité et le loyer constituent sans doute les dépenses les plus substantielles des étudiants, mais quand le coût des manuels pour un semestre équivaut parfois à un mois de loyer, l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAÉ) et Campus Stores Canada (CSC) jugent important de suggérer quelques méthodes faciles au gouvernement pour réduire les frais des étudiants, notamment par des modifications au Règlement sur l’importation de livres du Canada.

Peu de gens sont conscient d’à quel point le coût du matériel didactique représente un obstacle pour les étudiants. La table ronde canadienne sur les matériaux académiques (CRAM, pour son sigle anglais) a récemment rapporté que le prix des manuels a augmenté de 280 pour cent sur 15 ans. Ces manuels sont essentiels pour les études postsecondaires, et les étudiants n’ont pas vraiment l’option d’en acheter d’autres, moins chers.

« L’augmentation du coût des manuels est de loin supérieure à l’inflation. Nous sommes donc convaincus que les forces du marché n’en sont pas les seules responsables, » explique Jonathan Champagne, directeur national de l’Alliance canadienne des associations étudiantes.

L’inflation artificielle du prix des livres étrangers est en partie causée par la réglementation gouvernementale. Depuis 1998, la Loi sur le droit d’auteur a permis aux éditeurs d’établir des monopoles canadiens d’importation de livres d’auteurs internationaux. Ces distributeurs exclusifs perçoivent ensuite un supplément de 10 à 15 pour cent sur le prix des livres. Si les distributeurs n’exigent pas plus, c’est parce que la Loi sur le droit d’auteur interdit aux libraires d’acheter leurs livres directement des distributeurs étrangers.

« Ce supplément de 10 à 15 pour cent constitue une « taxe privée » perçue des poches des consommateurs canadiens et conservée dans les comptes bancaires des éditeurs, » affirme Chris Tabor, gérant de la librairie de l’Université Queen’s et porte-parole de CSC. « Cette taxe privée coûte aux étudiants du pays 25 millions de dollars de plus par année sans offrir aucun avantage à la population canadienne. D’un simple trait de plume, le gouvernement pourrait rendre ces millions aux étudiants sans débourser un sou des deniers publics.

« Cette taxe privée se ressent particulièrement à l’achat de manuels, » poursuit Champagne. « Un dollar de plus pour un roman, ce n’est peut-être pas grand-chose, mais pour un manuel de 200 $, ça peut faire une différence de 30 $. Ça a un impact réel sur les étudiants. »

Comme tout le monde le sait, les étudiants collégiaux et universitaires cherchent toujours de nouvelles façons de réduire leurs dépenses en matériel didactique. Les livres d’occasion sont des favoris notoires des étudiants économes, mais il y a maintenant d’autres options répandues, comme la location de livres et les livres électroniques. Cela dit, l’élimination de cette taxe privée offrirait un soulagement économique immédiat aux étudiants. En fait, cette mesure a été suggérée pour réduire les prix à la consommation au Canada dans une étude du Comité sénatorial permanent des finances nationales. Le ministère du Patrimoine canadien étudie actuellement la recommandation du Comité sénatorial.

« Nous appuyons l’élimination de cette taxe privée imposée aux étudiants, » déclare Champagne. « Comme il est facile de changer la réglementation, il n’y a pas de raison pour que les étudiants canadiens continuent de payer plus cher que ceux d’autres pays pour le même livre, » conclut Chris Tabor.

L’étude du Sénat sur les prix est disponible à l’adresse bit.ly/senatestudy. La section qui concerne l’importation de livres débute à la page 53.

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Campus Stores Canada est une association commerciale nationale qui représente des librairies détenues et exploitées par les universités et qui compte près de 100 librairies membres et plus de 150 fournisseurs associés partout au Canada. L’ACAÉ est une alliance formée d’associations étudiantes et de syndicats étudiants de tout le Canada. Elle compte 24 associations membres et représente plus de 300 000 étudiants.

Pour plus d’information ou pour obtenir une entrevue, communiquez avec :

Pour Campus Stores Canada

Michael Powell
613-233-8906 (bureau)
613-797-7313 (cellulaire)
mike@impactcanada.com

Pour l’ACAÉ

Rob LeForte
Agent des relations avec le gouvernement
613-720-5726
gouvernement@casa.ca

Amélie Gadient

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